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Dans la fête flamande, la guitarre est le premier qui sonne. Quand le joueur commence à tempérer les cordes, Ceci est le signal pour que le silence commence à inonder l’espace. La guitarre sonne et l’expectation s’étend entre le public. On observe comment chaque note sonne différente de l’intérieur, la main du joueur fait de chaque note quelque chose de distinct, ne sonne jamais pareil. Sonne d’un monde toujours vierge et différent. Ce caractère impressioniste attribue à la guitare son pathétisme accentué.
Les melismas, ou ce qui est le même, la succession de quelques notes chantées sur la même syllabe constituent la base primordiale de sa mélodie, et c'est la juste distribution de ces melismas qui donnera au chant populaire l’ensorcellement précis pour arriver à un jondo.
L'union entre la guitare et le chant populaire s'est produite un peu plus d'un siècle, et c'était cette fusion celle qui a apaisé l'éclairage du vrai climat du Flamenco. Il est vrai que la guitare existe pour que le silence naisse de ceux qu'ils l’écoutent. La vraie importance de cet instrument réside, en partie dans sa valeur manuelle, puisque pour y faire directement la musique avec les mains, il n'a pas le terminé et la précision de tout autre. Pensons à un couplet de chant populaire jondo interprétée par un piano. Impossible, parce que le piano a quelques notes faites, définies. Dans la guitare en revanche il est nécessaire de les arracher, de les faire naître. De là sa condition toujours nouvelle et hasardeuse.
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